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Au temps des fruits rouges,
quand la lumière basse
fait des arbres
des traits sombres
sur le ciel,
quand doucement bascule
la certitude des couleurs
et de toutes choses,
ton visage, l’autre, la nuit,
le cri des jaseurs dans les cèdres:
l’innocence nécessaire.

Chaque matin
ton visage
porte
les restes de nuit,
la voilure des rêves à raconter
et l’éblouissement du soleil.

La page blanche
et l’obscurité
se recomposent
chaque jour
ici:
des couchers de soleil
à minuit,
l’aube à midi,
l’amour, la haine,
indifférents,
et l’inquiétude,
une fine poussière
sur les meubles.

Le poète,
quittant son atelier,
trouve
l’humanité
à genoux.